Les derniers articles de la commission d'histoire

La Constitution annotée par Washington reste le document américain le plus cher de l'histoire

2013 11 14 vente thanksgiving washingtonLe document signé par George Washington le 3 octobre 1789 instaurant la fête de Thanksgiving, n'a pas trouvé d'acheteur le 14 novembre dernier chez Chritie's. Il avait été estimé entre 8 et 12 millions de dollars (il avait déjà été vendu aux enchères en 1977 pour 3.700 $...).

 

Le record, établi en juin 2012 lors de la vente de la Constitution et du Bill of Rights annotés par Washington n'a donc pas été battu. The Mount Vernon Ladies' Association of the Union avait acheté ces documents pour 9,8 millions de dollars. (cf. article)

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L'Hermione

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Un retour très attendu à Mount Vernon

constitution washington couvertureLe 22 juin 2012 était vendu chez Christie's à New York un exemplaire de la Constitution et de la Déclaration des droits des États-Unis ayant appartenu à George Washington et annoté par lui. C'est la Mount Vernon Ladies Association (M.V.L.A.) qui a remporté l'enchère pour 9,8 millions de dollars soit 7,8 millions d'euros, permettant ainsi à cet exemplaire de revenir à Mount Vernon et d'en faire le document historique américain le plus cher jamais vendu.

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Un Cincinnatus guillotiné sous la Révolution

Kersaint acte peine de mortLe jeudi 29 novembre 2012, a été vendu à l'Hôtel Regina, sous le numéro 250, par la Maison de vente aux enchères ALDE, l'ordre d'exécution d'Armand, Guy, Simon de Coetnempren, comte de Kersaint (1742-1793), vice amiral, chevalier de Saint-Louis, membre fondateur des Cincinnati et conventionnel démissionnaire .
Après une brillante carrière dans la marine Royale, Kersaint se rallie à la Révolution : il est élu suppléant à la Législative et député à la Convention. Contre amiral en 1792, promu vice amiral le 1er janvier 1793, il vote lors du procès du Roi pour l'appel au peuple et la réclusion jusqu'à la paix. Voyant la mort du Roi décidée, il donne sa démission.
Arrêté à Ville d'Avray le 2 octobre 1793 et emprisonné à l'Abbaye où il montre la plus grande fermeté, il est traduit devant le Tribunal révolutionnaire.
Jugé sommairement, il est condamné à mort et guillotiné le 4 décembre.

Ce document, signé d'« A.Q. Fouquier » (Antoine-Quentin Fouquier-Tinville [1746-1795] accusateur public au Tribunal révolutionnaire), était estimé entre 1500 et 2000 €. Il a été adjugé à 2000 € plus les frais.
Expert : M. Thierry Bodin, 45 rue de l'Abbé Grégoire 75006 PARIS, Tél : 01 45 48 25 31

A gallant rescue, Boston, 1789

a  gallant rescue dessinLe 3 septembre 1789, un peu plus de six ans après la signature du traité de Versailles ayant consacré l'indépendance des États-Unis d'Amérique, mouille en rade de Boston, un groupe de cinq bâtiments français commandé par le capitaine de vaisseau, vicomte de Pontevès-Gien, chef de la division des îles du Vent qui a sa marque sur le vaisseau de 74 canons L'Illustre. Outre trois frégates, ce groupe comporte un deuxième vaisseau de 74 canons, Le Léopard, portant la marque du capitaine de vaisseau, marquis de La Galissonnière, chef de la division des îles Sous-le-Vent.

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Everywhere in the world. The French Navy and the American War 1778-1783

Bataille de Gondelour 20 juin 1783

Le 11 mai 2012, dans le cadre de la session de printemps de la Société générale à Anderson House, le professeur Olivier Chaline a présenté une conférence sur le thème de la marine Royale dans la guerre d'indépendance.

Vous trouverez ici le texte de son exposé.

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Une croix de Saint-Louis pour Pensacola

saint louis pensacolaLe document à l’origine de cet article se présente sous la forme d’une feuille recto verso de 20,5 x 31,5 cm entièrement manuscrite, à l’en-tête Corps royal de l’Artillerie, Second bataillon du régiment de Metz détaché à St Domingue. Daté du 15 juillet 1781 et intitulé Mémoire pour la croix de St Louis, il est adressé au marquis de Ségur, alors ministre de la Guerre. Son auteur, Floxel Henry Dusaussay de Greville (1743-1810), y énumère ses états de service depuis son entrée dans une compagnie garde-côte de la capitainerie de Cherbourg le 7 septembre 1761, avant d’être reçu au Corps royal de l’artillerie le 10 juin 1767 et différentes affectations dont la dernière à St Domingue. C’est là que, capitaine en second depuis le 3 juin 1779, il embarquait « au môle St Nicolas le 13 octobre 1780 avec 30 hommes du corps royal sur l'escadre de M. le chevalier de Monteil où après plusieurs croisières, [il] s’est trouvé au siège de Pensacola avec un renfort de 50 canonniers commandés par M. de Gimel, lieutenant du dit corps et y a été employé par M. de Galvez, commandant l'armée espagnole, à la construction, service et réparation des batteries ». Il ajoute : « Dans toutes ces occasions il a paru mériter le suffrage du général et de tous les officiers de l'armée », avant de conclure qu’« en considération de ces services, il a l'honneur de supplier monseigneur le marquis de Ségur de vouloir bien lui accorder la croix de St Louis ».

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Louis XVI et l’exercice des mathématiques

louis xvi necessaire mathematiquesSavants et amateurs portent l’essor des mathématiques dans l’Europe des Lumières. Cette science s’applique à la mesure de l’espace et du temps, à l’astronomie, à la géographie, à l’art de la guerre, dans l’artillerie et les fortifications, à l’urbanisme et aux constructions y compris navales, à la mécanique, à toutes les techniques que cette époque porte à un point de perfection encore inégalé : l’Encyclopédie se propose alors de les rassembler, les décrire, les transmettre, comme vecteur du progrès matériel.

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La Société des Cincinnati de France et la guerre d’Amérique 1778-1783

Source : Cin Echo n° 9

ContensonEn 1913, le baron de Contenson, stimulé par des souvenirs de famille, publie dans la Revue d’histoire diplomatique, un article que lui a inspiré l’ouvrage qu’Asa Bird Gardiner, secrétaire général de la Société des Cincinnati, venait de consacrer quelques années plus tôt aux Cincinnati français, sous le titre The order of the Cincinnati in France. Après plus d’un siècle, il rappelait ainsi la fraternité d’armes entre Américains et Français que la Société des Cincinnati, fondée le 10 mai 1783, entendait prolonger entre les officiers des deux nations alliées et leurs descendants.

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Reconstituer la carrière d’un officier de marine du XVIIIe siècle

Source : Cin Echo n° 10

La reconstitution de la carrière d'un officier de marine du XVIIIe siècle nécessite bien souvent de consulter des documents des fonds Marine conservés sur deux sites différents :

  • le Centre d'accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN) pour la période antérieure à 1789 (séries cotées avec une lettre),
  • le château de Vincennes (Centre historique de la Défense) pour la période postérieure (séries cotées avec deux lettres). La consultation du dossier individuel est la première démarche à entreprendre mais celle-ci peut s'avérer peu fructueuse. En effet, les dossiers individuels n'existent pas toujours et peuvent s'ils existent, ne comporter que très peu de pièces ; il n'y a en particulier pas forcément, un état des services. Il en est souvent ainsi pour les jeunes officiers de la Guerre d'Amérique ; il faut alors consulter des documents d'autres séries.

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Légion de Lauzun

Les Cincinnati de France ont apporté à la Société générale un complément au beau cadeau des dix-huit drapeaux aux couleurs de l’époque qui lui avaient été solennellement remis à Versailles en 2001: il y manquait, en effet, un emblème pour la légion de Lauzun.

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Le cimetière de Picpus : un lieu chargé d’histoire et de souvenirs

Source : Cin Echo n° 11

Au 35 rue de Picpus, dans le 12e arrondissement de Paris, se trouve tout au fond du couvent des dames des Sacrés Cœurs, le petit cimetière de Picpus. À l'origine était édifié en ce lieu le couvent des chanoinesses de Saint Augustin ou de Notre-Dame de la victoire de Lépante.

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« La Fayette, we are here »

Source : Cin Echo n° 6

hugh campbell wallace« La Fayette, we are here » selon la célèbre expression prêtée à tort au général Pershing puisqu’elle fut prononcée par l’un des officiers de son état-major, le lieutenant-colonel Charles E. Stanton, sur la tombe du général marquis de La Fayette le 4 juillet 1917, moins de trois mois après l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique le 6 avril et l’arrivée de 177 Américains, dont le général Pershing à Boulogne sur mer le 13 juin suivant.
La paix revenue, Hugh C. Wallace, qui fut ambassadeur des États-Unis d’Amérique en France du 22 avril 1919 au 5 juillet 1921, prononce le 4 juillet 1919 un discours qui nous a paru, en ce 250e anniversaire de la naissance du Héros des Deux Mondes et ce 90e anniversaire de l’intervention américaine aux côtés des Alliés, assez représentatif d’une certaine perception de l’engagement réciproque des deux nations.

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L’académie militaire de West Point

Source : Cin Echo n° 12

west point insigneElle fut établie officiellement le 4 juillet 1802, à la même époque que Saint-Cyr en France. Depuis lors, l'histoire militaire de la nation américaine se confond avec cette institution qui lui a donné ses grands chefs militaires.

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Histoire d’une bande dessinée

La Route de l’Indépendance

Cincinnati Echo : Didier Chalufour, vous venez d’éditer La Route de l’Indépendance… de Versailles à Yorktown, comment avez-vous procédé ?

Didier Chalufour : Les éditions du Triomphe avaient, il y a quelques années, réalisé une bande dessinée sur l’histoire de l’ordre de Malte. Le scénariste Gilles d’Aubigny a dû penser que nous étions bien placés pour faire de même avec vous. Vous aviez, vous-mêmes je crois, rencontré Louis-Bernard Koch, historien, qui est auteur chez nous de plusieurs BD. Le courant est bien passé entre historiens, avec Charles-Philippe de Vergennes.

CE : En quoi cette BD est-elle particulière ?

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Colloque historique des 18 et 19 mai 2006 : pourquoi et comment ?

Source : Cin Echo n° 4

Un dialogue entre le général Gilbert Forray, président du Comité français de la route Washington-Rochambeau et Alain de Beaumont, président de la Société des Cincinnati de France.
Propos recueillis par Ch.-Ph. de Vergennes

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La victoire de la Chesapeake et de Yorktown, 5 septembre-19 octobre 1781

Bataille de la Chesapeake

Survenant alors que la guerre menée, tant en Amérique du Nord que dans le reste du monde, devenait pour le Royaume-Uni un fardeau insupportable, ce « Dien-Bien-Phu britannique » provoqua la chute du gouvernement North, la venue au pouvoir des partisans anglais d’une paix rapide, et fut le point de « non-retour » vers l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

 

 

Deux facteurs particulièrement favorables sont réunis :

  • l’arrivée à maturité, chez les décideurs français, d’une conception stratégique victorieuse,
  • la parfaite entente des acteurs militaires impliqués : Washington, Rochambeau, de Grasse, jouant à merveille de la complémentarité de leurs talents et de leurs atouts.

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Yorktown : la capture des redoutes

Source : Cin Echo n° 5

« Monsieur de La Fayette est prévenu qu’après un silence d’un quart d’heure de toutes les batteries, il partira ce soir à six heures et demie précises deux coups de bombes et deux obus de la première parallèle (…), que ce sera le signal que j'ai proposé et qui a été accepté par le général Washington pour faire déboucher les troupes américaine et française qui doivent attaquer de vive force les redoutes de la gauche de l’ennemi. » (Vioménil)(1). Comme il a été rappelé dans un récent article de notre Cin-Echo, les combats d ’ Yorktown et de la Chesapeake ont joué un rôle décisif pour dissuader la cour de Londres de tenter de maintenir indéfiniment son règne sur les treize colonies américaines révoltées.

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L’insigne de la Société des Cincinnati

insigne aigle dessinLe 10 mai 1783, les officiers de l’armée américaine ainsi que les officiers étrangers, décident « pour perpétuer aussi bien le souvenir de ce grand événement» (la victoire sur les troupes britanniques ) « que celui de l’amitié formée au milieu des dangers courus en commun », de s’associer en se constituant en une Société d’Amis et d’avoir un Ordre qui permettra à ses membres de se reconnaître et qui sera « une médaille d’or », d’une taille suffisante pour recevoir les emblèmes ci-après : 

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Rochambeau en Amérique : chronologie et raisons d’un succès

maréchal de RochambeauSelon Napoléon, « l’art de la guerre est un art simple et tout d’exécution ; il n’y a rien de vague, tout y est bon sens, rien n’y est idéologie » et pour Paul Valéry, « un grand homme est une relation particulièrement exacte entre des idées et une exécution ». Ces deux citations s’appliquent parfaitement à la personnalité de Jean Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, soldat accompli et combattant exemplaire dont le nom reste associé pour la postérité à la victoire de Yorktown.

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